Le Bureau de l’équité salariale de l’Ontario revient sur le rapport défricheur publié sous le titre « L’écart de pension entre les sexes » – Communiqué de presse

18 février 2026

Toronto, ON – La date butoir, fixée au 2 mars 2026, pour que les Canadiens versent leurs cotisations à leur REER pour l’année d’imposition 2025 approche à grands pas. L’inquiétant écart de pension de 17 % entre les sexes met en lumière un constat : les femmes méritent des politiques qui valorisent leurs cotisations de retraite.

Même si le Canada a un vigoureux régime de revenu de retraite, les femmes touchent moins de prestations de retraite que les hommes depuis des dizaines d’années. C’est le résultat d’un déséquilibre systémique qui amoindrit la sécurité économique de toutes les Canadiennes et de tous les Canadiens.

En 2024, le Bureau de l’équité salariale de l’Ontario a publié, sous la plume de la Pre Elizabeth Shilton, avocate plaidante féministe, avocate spécialisée en droit du travail et experte des régimes de retraite, le document de recherche défricheur intitulé Comprendre l’écart de pension entre les sexes au Canada. L’autrice de ce rapport a constaté que bien que le régime canadien des revenus de retraite soit reconnu comme l’un des plus solides dans le monde et que même si les revenus de retraite ont augmenté considérablement pour l’ensemble des Canadiennes et des Canadiens, ils ne sont pas tous traités sur un pied d’égalité. Les hommes en profitent toujours plus que les femmes, ce qui donne un écart chronique de pension entre les sexes de 17 % : autrement dit, les femmes gagnent 0,83 $ pour chaque dollar que gagnent les hommes en revenus de retraite.

« Bien que ce rapport ait été publié il y a plus d’un an, cette tendance est toujours préoccupante aujourd’hui », fait observer Kadie Philp, commissaire et directrice générale de l’administration de la Commission de l’équité salariale de l’Ontario. « L’écart de pension entre les sexes ne pénalise pas les Canadiens seulement pendant leur retraite : il s’agit d’un indicateur de l’iniquité des genres à différentes étapes de leur évolution professionnelle. »

L’écart de pension entre les sexes (BES) représente la différence entre les revenus de retraite des hommes et ceux des femmes. Au Canada, ces revenus se calculent d’après trois sources : la Sécurité de la vieillesse et le supplément de revenu garanti, le Régime de pensions du Canada et le Régime de rentes du Québec, et enfin, les régimes de retraite privés. En 2020, dans le groupe d’âge des 65 ans et plus, environ 200 000 femmes de plus que d’hommes vivaient sous le seuil des revenus faibles au Canada. En creusant un peu plus la question, on constate que les revenus de 21 % des femmes de 75 ans et plus sont inférieurs à ce seuil, ce qui est inquiétant, puisque c’est dire qu’il y a 51 % plus de femmes que hommes du même groupe d’âge dans cette situation, ce qui met en relief une iniquité de longue date, qui réclame une intervention immédiate.

L’autrice du rapport Comprendre l’écart de pension entre les sexes au Canada a constaté que les femmes passent moins d’heures sur le marché du travail rémunéré, et lorsqu’elles le font, il est plus probable que leurs salaires soient inférieurs à ceux des hommes. L’écart chronique des revenus entre les hommes et les femmes sont attribuables à ces facteurs, entre autres; les femmes ont moins de revenus que les hommes à consacrer à leur épargne et à leurs régimes de retraite, ce qui donne lieu, en définitive, à l’écart de pension entre les sexes. Parmi les Canadiens dont l’âge est compris entre 35 et 64 ans, les femmes sont plus susceptibles que les hommes de déclarer ne pas avoir d’économies. Dans les sondages sur le nombre de Canadiens dont les économies sont inférieures à 5 000 $, une femme sur deux (49 %) déclare avoir moins de 5 000 $, comparativement à un homme sur trois (33 %).

Pour corriger l’écart de salaires entre les sexes, et ultimement l’écart de pension entre les sexes, le rapport comporte des mesures que peuvent adopter aujourd’hui les employeurs, les décideurs et les particuliers : assurer l’équité salariale, bâtir des systèmes et des politiques sur les régimes de retraite inclusifs et modernisés, à l’image de la population active d’aujourd’hui.

Différentes causes intimement liées expliquent les différences de revenus entre les sexes. Ce rapport met en exergue certaines de ces causes pour permettre aux lecteurs de comprendre les différents aspects de l’écart de pension entre les sexes et les moyens grâce auxquels nous pourrions les corriger. Il s’agit d’une ressource essentielle pour toutes celles et tous ceux qui ont la volonté de promouvoir l’équité dans les milieux de travail.

Nous vous invitons à consulter le site https://payequity.gov.on.ca/what-we-do/ pour en savoir plus sur le Bureau de l’équité salariale.

Téléchargez notre rapport publié sous le titre Comprendre l’écart de pension entre les sexes au Canada.

Pour programmer une entrevue avec Kadie Philp, commissaire, veuillez communiquer avec :

Sara Paesano, adjointe de direction de la commissaire, Bureau de l’équité salariale, par courriel (sara.paesano@ontario.ca).

Faits et chiffres extraits du rapport :

  • Écart persistant : Il y a un écart de pension entre les sexes au Canada et il ne s’est pas rétréci depuis 1976 alors qu’il était de 15 %.En 2021, l’écart de pension entre les sexes était de 17 %, malgré la plus grande participation des femmes au marché du travail.
  • Ampleur de l’écart de pension : Les femmes reçoivent 83 cents pour chaque dollar que les hommes reçoivent en revenu de retraite, alors que le revenu de retraite moyen pour les Canadiennes en 2021 était de 36 700 $ et le revenu médian était de 29 700 $.
  • Classement mondial : Le Canada se classe au 12e rang sur 47 pays dans l’indice mondial des régimes de retraite 2023 de Mercer CFA Institute. En 2021, l’écart de pension entre les sexes au Canada était de 17 % selon Statistique Canada et de 21,8 % selon l’OCDE. Par comparaison, l’écart de pension entre les sexes moyen dans 34 pays membres de l’OCDE était de 25,6 %, l’Estonie ayant le plus faible (3,3 %) et le Japon le plus élevé (47,4 %).
  • Incidence disproportionnée : En 2020, on dénombrait 200 000 plus de femmes âgées de 65 ans et plus qui vivaient sous le seuil de faible revenu que d’hommes, avec 21 % des femmes âgées de 75 ans et plus qui avaient un revenu inférieur au seuil, soit 51 % de plus que les hommes d’un âge similaire.
  • Facteurs qui causent l’écart de pension entre les sexes :
    • Le biais historique : Le système public de pensions du Canada était, et est encore, conçu pour les couples dans lesquels l’homme est le pourvoyeur.
    • L’écart salarial entre les sexes existant. Deux des trois piliers du système de pensions du Canada sont destinés à être liés à la capacité de gain. L’écart salarial entre les sexes du Canada était de 28 % (2021) pour les gains annuels moyens, et de 11 % (2020) pour les gains horaires moyens.
    • Le travail domestique non rémunéré demeure principalement effectué par les femmes. En 2017, 89,9 % des mères assurées au Canada ont pris un congé de maternité ou parental – à un niveau de revenu réduit – par rapport à 11,9 % des pères ou des partenaires assurés.
    • La procréation et l’éducation des enfants. Les femmes sont plus susceptibles que les hommes de quitter le marché du travail (de façon temporaire ou permanente) après avoir eu des enfants. En 2015, le taux d’emploi des femmes ayant des enfants de moins de 6 ans était de 69,5 % et pourtant, le taux d’emploi des hommes ayant des enfants de moins de 6 ans était de 90,8 %, signalant un écart de 21,3 %. Le taux d’emploi des femmes augmente avec l’âge de leurs enfants, mais il ne rattrape jamais celui des hommes.
    • Les tâches familiales. Les femmes sont plus susceptibles que les hommes de travailler à temps partiel en raison de leurs responsabilités liées aux tâches familiales. En 2021, 24,4 % de toutes les travailleuses canadiennes étaient à temps partiel par rapport à 13 % de tous les travailleurs. La raison la plus souvent citée par les femmes pour travailler à temps partiel était qu’elles devaient s’occuper des enfants. Les données disponibles montrent qu’un quart des femmes ont indiqué les tâches familiales comme raison de travailler à temps partiel, par rapport à 3,3 % des hommes. En outre, les femmes qui travaillent à temps partiel ne sont peut être pas admissibles au régime de retraite de leur employeur si leurs heures de travail sont inférieures à un certain seuil.
  • Le système de revenu de retraite du Canada : L’écart de pension entre les sexes au Canada fait référence à la disparité dans le revenu de retraite entre les hommes et les femmes mesuré à l’aide des trois piliers du système de revenu de retraite du Canada :
    • Premier pilier : la Sécurité de la vieillesse (SV) et le Supplément de revenu garanti (SRG). La SV ou le SRG est une pension sociale administrée par le gouvernement du Canada. La personne doit avoir un revenu de moins de 134 626 $ (en 2023) pour se qualifier et les montants des paiements sont fondés sur l’âge, l’état matrimonial et le revenu. Les antécédents de travail ne constituent pas un facteur pour déterminer l’admissibilité (c’est à dire que les paiements ne sont pas fondés sur les contributions). Le premier pilier est conçu pour être non sexiste, mais il est favorable aux femmes en raison de leur espérance de vie plus longue que celle des hommes. Il aborde indirectement les préjugés sexistes en fournissant une aide financière essentielle aux femmes, qui peuvent avoir moins accès à d’autres sources de revenu de retraite.
    • Deuxième pilier: le Régime de pensions du Canada (RPC) et le Régime de rentes du Québec (RRQ). Le RPC ou le RRQ est un régime de pension public et contributif administré par le gouvernement du Canada et le gouvernement du Québec respectivement. Avec le RPC, le paiement de la pension de la personne est fondé sur ses gains, ses contributions et l’âge auquel elle décide de commencer à percevoir sa pension. Le RRQ est financé par les cotisations des personnes qui travaillent au Québec et par leurs employeurs. Le deuxième pilier incarne des préjugés sexistes traditionnels. Il s’appuie sur les gains et les contributions, qui sont historiquement favorables aux hommes qui ont eu des revenus plus élevés et des antécédents de travail plus longs. Cela perpétue l’écart de pension entre les sexes, car les femmes gagnent souvent moins au cours de leur vie et elles ont des trous dans leurs antécédents de travail en raison de leurs responsabilités liées aux tâches familiales.
    • Troisième pilier: le revenu de retraite privé. Le revenu de retraite privé provient de sources comme les régimes de pension au travail et les régimes personnels (p. ex. les régimes enregistrés d’épargne retraite). Ce sont des régimes de pension volontaires, contributifs et privés. Ce ne sont pas toutes les personnes qui se procurent un régime personnel ni tous les employeurs qui offrent des régimes de pension au travail. En fait, les trois quarts des adultes canadiens ne sont pas protégés par un régime de retraite au travail. Le troisième pilier représente des préjugés sexistes par rapport à l’accès à des régimes de retraite au travail et à l’épargne retraite personnelle. Les femmes sont touchées de façon disproportionnée par l’absence d’un régime de retraite au travail en raison de facteurs comme l’écart salarial entre les sexes et le travail à temps partiel. Les femmes sont également moins susceptibles d’avoir une épargne retraite personnelle et elles ont moins de possibilités pour faire des investissements financiers.
Le Bureau de l’équité salariale de l’Ontario revient sur le rapport défricheur publié sous le titre « L’écart de pension entre les sexes » – Communiqué de presse2026-10-22T14:53:46-05:00

Le Bureau de l’équité salariale de l’Ontario dévoile une inégalité cachée: « L’écart de pension entre les sexes »

Toronto, Ontario – Malgré le système de retraite robuste du Canada, les femmes sont confrontées à un combat pénible lorsqu’il est question de sécuriser leur stabilité financière à l’âge d’or. Et la situation ne s’est pas grandement améliorée depuis 1976.

Un nouveau rapport de recherche innovateur, Comprendre l’écart de pension entre les sexes au Canada, publié par le Bureau de l’équité salariale de l’Ontario avec Dr. Elizabeth Shilton,  une avocate féministe avec une longue carrière, spécialisée en droit du travail et experte en pensions, révèle que, bien que le système de revenu de retraite du Canada soit considéré comme l’un des plus solides au monde, tous les membres de la population canadienne n’en bénéficient pas d’une manière égale : les hommes s’en sortent mieux que les femmes et un écart de pension persiste entre les sexes.

« Les femmes reçoivent 0,83 $ pour chaque 1,00 $ qu’un homme reçoit en revenu de retraite. C’est un écart de pension entre les sexes de 17 % », note Kadie Philp, commissaire et directrice générale de l’administration de la Commission de l’équité salariale de l’Ontario. « Cette dure réalité n’est pas seulement un chiffre – c’est une tendance préoccupante qui contribue à une disparité importante entre les sexes parmi les Canadiens plus âgés, particulièrement les femmes. »

L’écart de pension entre les sexes est la différence entre le revenu de retraite que reçoivent les hommes et les femmes. Au Canada, ce revenu est calculé à partir de trois sources: la Sécurité de la vieillesse et le Supplément de revenu garanti, le Régime de pensions du Canada et le Régime de rentes du Québec et les régimes de retraite privés. En 2020, environ 200 000 plus de femmes que d’hommes âgées de 65 ans et plus vivaient sous le seuil de faible revenu du Canada. En creusant plus profondément, 21 % des femmes âgées de 75 ans et plus avaient des revenus inférieurs à ce seuil — une différence préoccupante de 51 % de plus que leurs homologues masculins d’un âge similaire. Ce constat fait ressortir une inégalité profondément enracinée qui nécessite une attention urgente.

Le rapport, Comprendre l’écart de pension entre les sexes au Canada, qui se penche sur ce qui pourrait être derrière cette inégalité frappante, a fait le constat, qu’entre autres choses, les femmes sont plus susceptibles que les hommes de gagner des salaires plus faibles et de consacrer moins d’heures dans le marché du travail rémunéré. Ces deux phénomènes contribuent à l’écart de revenu entre les sexes persistant, qui, à son tour, entraîne des écarts d’épargne qui conduisent finalement à l’écart de pension entre les sexes.

Selon la commissaire à l’équité salariale de l’Ontario, Kadie Philp, « Les différences entre les sexes sur le plan du revenu, que ce soit au travail ou à la retraite, ont des causes multiples et interdépendantes. Ce rapport est à ne pas manquer pour toute personne qui s’intéresse au redressement des inégalités dans le milieu de travail. Il fait également ressortir la nécessité d’effectuer des recherches supplémentaires sur les incidences de l’écart salarial entre les sexes sur les femmes à toutes les étapes de leur vie. »

 

Visitez  https://payequity.gov.on.ca/ce-que-nous-faisons/?lang=fr pour de plus amples renseignements sur le Bureau de l’équité salariale.

Téléchargez notre rapport Comprendre l’écart de pension entre les sexes au Canada.

 

Pour organiser une entrevue avec la commissaire Philp  

 

Veuillez communiquer avec :

Caitlyn Dwyer

Spécialiste des programmes, Bureau de l’équité salariale

Caitlyn.Dwyer@ontario.ca ou 416 314-8741

 

La commissaire Philp est disponible pour des entrevues aux heures suivantes :

  • Le jeudi 16 mai, de 14 h à 16 h
  • Le vendredi 17 mai, de 13 h à 15 h

Pour une disponibilité supplémentaire, veuillez communiquer avec Caitlyn.Dwyer@ontario.ca.

 

Faits en bref tirés du rapport :

  • Écart persistant : Il y a un écart de pension entre les sexes au Canada et il ne s’est pas rétréci depuis 1976 alors qu’il était de 15 %. En 2021, l’écart de pension entre les sexes était de 17 %, malgré la plus grande participation des femmes au marché du travail.
  • Ampleur de l’écart de pension : Les femmes reçoivent 83 cents pour chaque dollar que les hommes reçoivent en revenu de retraite, alors que le revenu de retraite moyen pour les Canadiennes en 2021 était de 36 700 $ et le revenu médian était de 29 700 $.
  • Classement mondial : Le Canada se classe au 12e rang sur 47 pays dans l’indice mondial des régimes de retraite 2023 de Mercer CFA Institute. En 2021, l’écart de pension entre les sexes au Canada était de 17 % selon Statistique Canada et de 21,8 % selon l’OCDE. Par comparaison, l’écart de pension entre les sexes moyen dans 34 pays membres de l’OCDE était de 25,6 %, l’Estonie ayant le plus faible (3,3 %) et le Japon le plus élevé (47,4 %).
  • Incidence disproportionnée : En 2020, on dénombrait 200 000 plus de femmes âgées de 65 ans et plus qui vivaient sous le seuil de faible revenu que d’hommes, avec 21 % des femmes âgées de 75 ans et plus qui avaient un revenu inférieur au seuil, soit 51 % de plus que les hommes d’un âge similaire.
  • Facteurs qui causent l’écart de pension entre les sexes :
    • La procréation et l’éducation des enfants. Les femmes sont plus susceptibles que les hommes de quitter le marché du travail (de façon temporaire ou permanente) après avoir eu des enfants. En 2015, le taux d’emploi des femmes ayant des enfants de moins de 6 ans était de 69,5 % et pourtant, le taux d’emploi des hommes ayant des enfants de moins de 6 ans était de 90,8 %, signalant un écart de 21,3 %. Le taux d’emploi des femmes augmente avec l’âge de leurs enfants, mais il ne rattrape jamais celui des hommes.
    • Les tâches familiales. Les femmes sont plus susceptibles que les hommes de travailler à temps partiel en raison de leurs responsabilités liées aux tâches familiales. En 2021, 24,4 % de toutes les travailleuses canadiennes étaient à temps partiel par rapport à 13 % de tous les travailleurs. La raison la plus souvent citée par les femmes pour travailler à temps partiel était qu’elles devaient s’occuper des enfants. Les données disponibles montrent qu’un quart des femmes ont indiqué les tâches familiales comme raison de travailler à temps partiel, par rapport à 3,3 % des hommes. En outre, les femmes qui travaillent à temps partiel ne sont peut-être pas admissibles au régime de retraite de leur employeur si leurs heures de travail sont inférieures à un certain seuil.
    • Le travail domestique non rémunéré demeure principalement effectué par les femmes. En 2017, 89,9 % des mères assurées au Canada ont pris un congé de maternité ou parental – à un niveau de revenu réduit – par rapport à 11,9 % des pères ou des partenaires assurés.
    • L’écart salarial entre les sexes existant. Deux des trois piliers du système de pensions du Canada sont destinés à être liés à la capacité de gain. L’écart salarial entre les sexes du Canada était de 28 % (2021) pour les gains annuels moyens, et de 11 % (2020) pour les gains horaires moyens.
    • Le biais historique : Le système public de pensions du Canada était, et est encore, conçu pour les couples dans lesquels l’homme est le pourvoyeur.
  • Le système de revenu de retraite du Canada : L’écart de pension entre les sexes au Canada fait référence à la disparité dans le revenu de retraite entre les hommes et les femmes mesuré à l’aide des trois piliers du système de revenu de retraite du Canada :
  • Premier pilier : la Sécurité de la vieillesse (SV) et le Supplément de revenu garanti (SRG). La SV ou le SRG est une pension sociale administrée par le gouvernement du Canada. La personne doit avoir un revenu de moins de 134 626 $ (en 2023) pour se qualifier et les montants des paiements sont fondés sur l’âge, l’état matrimonial et le revenu. Les antécédents de travail ne constituent pas un facteur pour déterminer l’admissibilité (c’est-à-dire que les paiements ne sont pas fondés sur les contributions). Le premier pilier est conçu pour être non sexiste, mais il est favorable aux femmes en raison de leur espérance de vie plus longue que celle des hommes. Il aborde indirectement les préjugés sexistes en fournissant une aide financière essentielle aux femmes, qui peuvent avoir moins accès à d’autres sources de revenu de retraite.
  • Deuxième pilier: le Régime de pensions du Canada (RPC) et le Régime de rentes du Québec (RRQ). Le RPC ou le RRQ est un régime de pension public et contributif administré par le gouvernement du Canada et le gouvernement du Québec respectivement. Avec le RPC, le paiement de la pension de la personne est fondé sur ses gains, ses contributions et l’âge auquel elle décide de commencer à percevoir sa pension. Le RRQ est financé par les cotisations des personnes qui travaillent au Québec et par leurs employeurs. Le deuxième pilier incarne des préjugés sexistes traditionnels. Il s’appuie sur les gains et les contributions, qui sont historiquement favorables aux hommes qui ont eu des revenus plus élevés et des antécédents de travail plus longs. Cela perpétue l’écart de pension entre les sexes, car les femmes gagnent souvent moins au cours de leur vie et elles ont des trous dans leurs antécédents de travail en raison de leurs responsabilités liées aux tâches familiales.
  • Troisième pilier: le revenu de retraite privé. Le revenu de retraite privé provient de sources comme les régimes de pension au travail et les régimes personnels (p. ex. les régimes enregistrés d’épargne-retraite). Ce sont des régimes de pension volontaires, contributifs et privés. Ce ne sont pas toutes les personnes qui se procurent un régime personnel ni tous les employeurs qui offrent des régimes de pension au travail. En fait, les trois quarts des adultes canadiens ne sont pas protégés par un régime de retraite au travail. Le troisième pilier représente des préjugés sexistes par rapport à l’accès à des régimes de retraite au travail et à l’épargne-retraite personnelle. Les femmes sont touchées de façon disproportionnée par l’absence d’un régime de retraite au travail en raison de facteurs comme l’écart salarial entre les sexes et le travail à temps partiel. Les femmes sont également moins susceptibles d’avoir une épargne-retraite personnelle et elles ont moins de possibilités pour faire des investissements financiers.
Le Bureau de l’équité salariale de l’Ontario dévoile une inégalité cachée: « L’écart de pension entre les sexes »2026-10-22T14:54:03-05:00

La mise à jour du recensement de 2021 de Statistique Canada nous rappelle la complexité de la question de l’écart salarial entre les hommes et les femmes

TORONTO, le 18 sept. 2023 /CNW/ – Les données de l’Enquête sur la population active de Statistique Canada révèlent qu’en 2022, sur la base des salaires horaires moyens, les femmes qui travaillaient en Ontario gagnaient 0,87 $ pour chaque 1,00 $ gagné par leurs collègues masculins. L’écart des salaires horaires moyens a diminué de 6 % depuis 1998, alors que la différence était de 0,81 $ pour chaque 1,00 $. La mesure des salaires horaires aide à bien montrer l’écart en fonction du nombre d’heures travaillées. Lorsqu’on se base sur le salaire annuel moyen, l’écart indiqué peut être plus important étant donné qu’il peut englober des données pour les emplois à rémunération fondée sur la performance.

« Les données du recensement sur l’écart salarial ne représentent qu’une partie de l’ensemble des indicateurs d’inégalités entre les hommes et les femmes sur le marché du travail », a déclaré Kadie Ward, commissaire et directrice générale de l’administration du Bureau de l’équité salariale. La commissaire Ward a souligné l’importance de poursuivre les efforts pour comprendre et combler les failles systémiques qui contribuent à ces disparités.

La marginalisation, un facteur aggravant

Les données sur le revenu annuel moyen révèlent des écarts variables entre les différents groupes racisés. Par exemple, l’écart est le plus important chez les femmes arabes (47 %), et le plus faible chez les femmes chinoises (25 %). En moyenne, l’écart salarial entre les hommes et les femmes a diminué de 3 % pour les populations racialisées entre 2016 et 2021.

Pour cette même période, le revenu de travail annuel moyen des populations autochtones de l’Ontario a connu une augmentation, et l’écart salarial entre les hommes et les femmes de l’ensemble des populations autochtones est maintenant de 39 %, une diminution de 4 %.

L’écart salarial est également important à l’échelle canadienne pour les femmes handicapées, celles-ci gagnant 25 900 $ de moins par année que les hommes sans handicap, un écart de 43 %.

Écart salarial : faits connus et faits inexpliqués

Une proportion de 30 % de l’écart est attribuable à des facteurs quantifiables, tels que l’éducation, la durée d’emploi, les heures de travail (temps partiel ou temps plein), le secteur de travail (public ou privé), la taille de l’entreprise, les taux de syndicalisation, la profession, le secteur d’activités et les données démographiques. Toutefois, les 70 % restants ne peuvent être expliqués par les méthodes de recherche actuelles.

De 1998 à 2018, la hausse du niveau de scolarité des femmes a joué un rôle déterminant dans la réduction de l’écart salarial. Des études menées par Statistique Canada indiquent que la hausse du niveau de scolarité des femmes a contribué à réduire de 12,7 % l’écart salarial annuel médian entre les hommes et les femmes au cours de cette période. Ce résultat fait ressortir l’importance de l’éducation en tant qu’agent de changement et moteur de l’autonomisation des femmes.

La ségrégation professionnelle est un autre facteur qui a longtemps influencé l’écart salarial. À mesure que les femmes ont pris leur place dans les domaines traditionnellement masculins, leur plus grande représentativité dans les postes les mieux rémunérés a directement contribué à réduire l’écart salarial entre les hommes et les femmes.

Les emplois qui ont connu les plus fortes réductions de l’écart salarial entre les sexes dans les dix dernières années en Ontario sont dans les secteurs des ressources naturelles, de l’agriculture et de production (diminution de 10 %), de la gestion (diminution de 9 %) et de la fabrication et des services publics (diminution de 6 %).

En savoir plus sur les 70 % restants

Les progrès sont incontestables, mais il reste du chemin à faire. Pour faire avancer les choses et arriver à la parité des revenus, il est essentiel que les secteurs public et privé travaillent main dans la main et que chacun prenne conscience des défis à relever et des actions à poser. Étant donné le succès de la première saison du podcast primé du Bureau de l’équité salariale, la saison 2 de la série Équité salariale : des règles de rémunération équitables! a été lancée plus tôt cette année.

Dans cette nouvelle saison, des experts de premier plan et des chercheurs renommés mettent au jour les préjugés cachés qui contribuent aux écarts de rémunération inexpliqués. Cette série du Bureau de l’équité salariale de l’Ontario cherche à mettre les données et la recherche sur l’inégalité entre les sexes au centre des conversations et à favoriser le changement.

Aidez-nous à rehausser la discussion sur l’équité pour bâtir un monde plus équitable où les femmes peuvent travailler, vivre et s’épanouir et pour combler l’écart salarial entre les hommes et les femmes. Visitez notre site web à www.payequity.gov.on.ca, visionnez les épisodes d’Équité salariale : des règles de rémunération équitables! à www.levelthepayingfield.ca ou écoutez-les en format audio dans votre application de podcasts préférée.

Faits en bref
  • L’écart salarial entre les sexes est la différence entre les salaires des hommes et les salaires des femmes. Cet écart se mesure de différentes façons.
  • En Ontario, l’écart salarial entre les sexes, sur la base des salaires horaires moyens, est de 13 %. Cela signifie que pour chaque 1,00 $ gagné par un homme, une femme gagne 0,88 $. Sur la base du salaire annuel moyen, l’écart salarial entre les hommes et les femmes est de 25 %, soit 0,75 $ pour 1,00 $. L’écart est encore plus grand pour les femmes autochtones (0,61 $ pour 1,00 $) et les femmes de couleur (0,62 $ pour 1,00 $).
  • En Ontario, l’écart des salaires horaires moyens a diminué de 6 % depuis 1998 pour atteindre 13 % en 2022. Cela signifie que les femmes gagnent en moyenne 0,89 $ l’heure pour chaque 1,00 $ l’heure gagné par un homme.
  • Des études montrent que seule une proportion d’environ 30 % de l’écart est attribuable à des facteurs quantifiables, tels que l’éducation, la durée d’emploi, les heures de travail (temps partiel ou temps plein), le secteur de travail (public ou privé), la taille de l’entreprise, les taux de syndicalisation, la profession, le secteur d’activités et les données démographiques. Les 70 % restants demeurent inexpliqués. Cette proportion inexpliquée pourrait être attribuable en partie à des facteurs comme la discrimination fondée sur le sexe ainsi que les contraintes et les attentes de la société.
La mise à jour du recensement de 2021 de Statistique Canada nous rappelle la complexité de la question de l’écart salarial entre les hommes et les femmes2026-10-22T14:59:16-05:00

Bureau de l’équité salariale : l’écart salarial entre hommes et femmes au Canada s’est atténué, mais l’écart de prestations de retraite persiste

Une nouvelle analyse publiée par le Bureau de l’équité salariale de l’Ontario révèle que les femmes ont reçu en moyenne 17 % de prestations de retraite de moins que les hommes au Canada en 2020. Cet écart est supérieur de 3 % à l’écart de 15 % observé en 1976, la première année pour laquelle des données sont disponibles (Statistique Canada). Bien que cet écart de prestations de retraite entre les sexes ait fluctué au fil des décennies, il n’a pas diminué.

Malheureusement, il s’agit d’un phénomène mondial persistant. L’écart moyen dans les 34 pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) était de 25,6 % (OCDE, 2021). À l’échelle nationale, l’écart de prestations de retraite entre les sexes est observé dans toutes les provinces, avec l’écart le plus faible à l’Île-du-Prince-Édouard, à 13 %, et l’écart le plus important en Alberta, à 23 %, en 2020 (Statistique Canada). Lorsque l’on analyse l’écart d’un point de vue intersectionnel, il est observé dans tous les groupes de minorités visibles, avec l’écart le plus faible entre les femmes japonaises et les hommes de race blanche à 24 % et l’écart le plus important entre les femmes d’Asie occidentale et les hommes de race blanche à 64 %.

Kadie Ward, commissaire et directrice générale du Bureau de l’équité salariale, estime que ces conclusions méritent qu’on s’y attarde. « Nous constatons que l’écart salarial entre les sexes s’est atténué avec le temps. Cela signifie que les salaires des femmes au Canada ont augmenté de façon constante avec le temps pour se rapprocher de ceux des hommes, même si l’écart n’est pas complètement comblé. Une hypothèse logique serait que l’augmentation des salaires [des femmes] entraîne la diminution de l’écart des prestations de retraite avec le temps, mais cela ne semble pas être le cas ».

En effet, l’écart salarial entre les sexes s’est atténué au Canada au fil des décennies et la participation des femmes au marché du travail a augmenté. À mesure que de plus en plus de femmes travaillent et touchent un revenu, elles contribuent également financièrement à leur pension. Et pourtant, les femmes reçoivent beaucoup moins de revenus à la retraite que leurs homologues masculins. Bien que l’écart de prestations de retraite entre les sexes demeure un sujet sous-étudié, plusieurs explications suggéreraient pourquoi cet écart persiste. Étant donné que le versement des pensions dépend en grande partie des contributions financières des travailleurs et travailleuses, des normes propres au genre profondément ancrées et des pratiques discriminatoires contribuent à expliquer l’écart. Une femme est plus susceptible de travailler moins d’années qu’un homme au cours de sa carrière, dans le cas où elle quitte le marché du travail (temporairement ou définitivement) après avoir eu des enfants; elle est plus susceptible de travailler à temps partiel pour concilier travail et soins familiaux; et de gagner un salaire inférieur à celui d’un homme (disparité de salaire). L’écart de prestations de retraite entre les sexes peut donc être considéré comme l’un des impacts aggravant de l’écart salarial sur le bien-être économique à long terme des femmes.

« Les impacts de l’écart de prestations de retraite entre les sexes ne doivent pas être ignorés. Vieillir dans la pauvreté est lié à l’insécurité alimentaire et du logement et à de mauvais résultats de santé généraux, y compris des taux de mortalité plus élevés. Alors que le monde commémorait la Journée internationale des personnes âgées le 1er octobre avec le thème de « Résilience et contributions des femmes âgées », il n’y a pas de meilleur moment pour attirer l’attention non seulement sur les contributions des femmes dans le monde, mais aussi sur la nécessité d’un salaire égal, de meilleures protections sociales et de travaux domestiques partagés entre hommes et femmes », déclare la commissaire Ward.

Cet article a été rédigé pour le site web d’EPIC et y a été publié à l’origine.

En bref :

  • L’écart de prestations de retraite entre les sexes observé au Canada et n’a pas diminué au fil du temps. L’écart de prestations de retraite entre les sexes était de 15 % en 1976 et de 17 % en 2020.
  • L’écart de revenu d’épargne privée de retraite (comme des régimes de pensions de l’employeur ou individuel) pour les personnes âgées au Canada était de 28 % entre les hommes et les femmes en 2020. Cela signifie que pour chaque dollar de revenu de retraite privé qu’un homme âgé a reçu, une femme âgée a reçu 0,72 $.
  • Les femmes reçoivent systématiquement plus de prestations de la Sécurité de la vieillesse et du Supplément de revenu garanti que les hommes au Canada. Étant donné que le paiement est calculé en fonction de l’âge, de l’état civil et du niveau de revenu (par opposition aux cotisations pendant les années de travail), cela peut signifier que les femmes perçoivent systématiquement des revenus inférieurs pendant les années de retraite et ont donc droit à une aide gouvernementale plus importante.
  • Les femmes au Canada courent un risque accru de vivre dans la pauvreté à un âge avancé. La prévalence des femmes de 75 ans et plus vivant avec un faible revenu était de 21 % comparativement à 13,9 % des hommes du même groupe d’âge.
  • Lorsque l’on analyse l’écart de prestations de retraite entre les sexes d’un point de vue intersectionnel, il est observé dans tous les groupes de minorités visibles, avec l’écart le plus faible entre les femmes japonaises et les hommes de race blanche à 24 % et l’écart le plus important entre les femmes d’Asie occidentale et les hommes de race blanche à 64 %. En d’autres termes, pour chaque dollar qu’un homme caucasien retraité a reçu au Canada, une femme d’Asie occidentale retraitée au Canada a reçu 0,36 $.
Bureau de l’équité salariale : l’écart salarial entre hommes et femmes au Canada s’est atténué, mais l’écart de prestations de retraite persiste2026-08-07T10:48:11-05:00

Lutter contre l’écart de rémunération et la résistance à l’égalité entre les sexes

En mars 2023, la Commission de la condition de la femme des Nations Unies a tenu sa 67e session (CSW67). Des représentants des États membres, des entités des Nations Unies et des organisations non gouvernementales (ONG) accréditées par le Conseil économique et social (ECOSOC) de toutes les régions du monde ont pris part à des conversations autour du thème « L’innovation, le changement technologique et l’éducation à l’ère numérique ». En tant que membre de la délégation canadienne et représentante du Bureau de l’équité salariale de l’Ontario, j’ai pu contribuer à la formulation de conclusions concertées qui façonneront l’approche des États membres de l’ONU en matière d’égalité entre les femmes et les hommes.

Au fil des observations présentées par les participants tout au long de la première semaine de travail, deux thèmes communs ont émergé : tout d’abord, l’importance de lutter contre la résistance à la réalisation de l’égalité entre les sexes, et ensuite, les possibilités offertes par les technologies pour accroître la transparence et parvenir à l’équité salariale à l’échelle mondiale. Commençons par le second point et ses effets sur l’élimination de l’écart salarial entre les hommes et les femmes.

Le rapport de l’OCDE intitulé Pay Transparency Tools to Close the Gender Wage Gap (Outils favorisant la transparence salariale pour combler l’écart salarial entre les sexes) indique que dans les pays de l’OCDE, l’écart salarial annuel moyen entre les hommes et les femmes s’élève à 12,8 % (contre 19 % en 1996, lorsque les pays membres ont commencé à rendre compte de cet écart). Dans l’un de mes articles précédents présentés au réseau du Forum de l’OCDE, j’ai examiné les causes potentielles de la diminution de l’écart salarial entre les sexes. Une évidence demeure : ce qui est mesuré peut être contrôlé. Tous les pays de l’OCDE utilisent la technologie pour collecter et analyser les données salariales ventilées selon le sexe au niveau national, et les publient généralement sur le site Web de leur institut national de la statistique. Cependant, un peu moins de la moitié des pays de l’OCDE (47 %) exigent des entreprises du secteur privé qu’elles communiquent les écarts salariaux entre les sexes aux parties prenantes, notamment les travailleurs, leurs représentants et la population. Nous savons que la collecte de données sans analyse ni obligation de rendre des comptes ne permet pas de réaliser des progrès, et les gouvernements devraient être poussés à prendre des mesures à cet égard.

Dans le cadre de la CSW67, j’ai été invitée à prendre la parole lors d’un événement organisé par la République tchèque dont le thème était « New Opportunities to Reduce the Gender Pay Gap in the Digital Age » (Nouvelles possibilités de réduire l’écart salarial entre les sexes à l’ère numérique). Au cours de la séance, les panélistes ont discuté des initiatives liées à l’équité salariale prises au Canada, au Costa Rica et dans l’ensemble de l’Union européenne (UE). Nous avons notamment discuté de la directive européenne sur la transparence des rémunérations, qui oblige les entreprises de l’UE à communiquer des renseignements sur la rémunération des femmes et des hommes pour un travail de valeur égale, et à prendre des mesures si l’écart salarial entre les sexes dépasse 5 %. De nombreux territoires de compétence, dont New York et la Californie aux États-Unis et la Colombie-Britannique au Canada, suivent l’exemple – de fait, 20 % des Américains pourraient bientôt être concernés par des lois sur la transparence des rémunérations.

Nous savons que la lutte contre l’écart salarial entre les sexes au moyen de politiques et de la technologie peut revêtir diverses formes. L’Ontario et le gouvernement du Canada ont tous deux recours à des lois sur l’équité salariale pour combler les écarts salariaux. Notre cadre législatif et réglementaire repose sur le principe « salaire égal pour un travail de valeur égale », qui reconnaît que le travail historiquement ou traditionnellement effectué par les femmes a été sous-évalué sur le marché du travail, principalement parce qu’il a été catégorisé comme un « travail de femme ». Ce principe dépasse la notion classique « à travail égal, salaire égal », qui vise à remédier à la dévalorisation systémique de certains types d’emplois parce qu’ils sont associés aux femmes. Grâce à un processus d’évaluation des emplois sans distinction de sexe, le cadre politique exige nécessairement la transparence des rémunérations afin d’analyser la relation entre la valeur d’une catégorie d’emplois pour une entreprise et la rémunération correspondante. Ce cadre est mis en pratique au moyen d’outils technologiques qui soutiennent l’analyse de l’équité salariale au sein d’une entreprise. Les conclusions concertées de la CSW67 invitent les gouvernements à accélérer l’utilisation de politiques axées sur le recours aux technologies pour combler les écarts salariaux entre les sexes.

Examinons maintenant l’autre thème qui est ressorti de la CSW67 : « lutter contre la résistance ». Ce thème met les gouvernements au défi de réfléchir à la manière dont ils peuvent tirer davantage parti des technologies et des plateformes numériques pour protéger et promouvoir l’égalité entre les sexes. Un rapport publié par ONU Femmes et le Département des affaires économiques et sociales de l’ONU souligne qu’au rythme actuel des progrès, l’objectif de développement durable no 5 (ODD 5), qui est de parvenir à l’égalité entre les sexes, ne sera pas atteint d’ici 2030. Les défis mondiaux tels que la pandémie de COVID-19 et ses conséquences, les conflits violents, le changement climatique et les attaques contre la santé et les droits sexuels et reproductifs des femmes exacerbent les disparités entre les sexes. Prenons l’exemple de la décision de la Cour suprême des États-Unis d’annuler l’arrêt Roe v. Wade et de rendre l’avortement illégal dans 14 États américains, ce qui limite l’accès à des soins de santé essentiels. De plus, depuis la prise de contrôle de l’Afghanistan par les talibans en août 2021, les femmes sont totalement exclues des fonctions publiques et du système judiciaire et systématiquement exclues de la vie publique, ne pouvant même pas aller à l’école au-delà de la sixième année. L’accès à l’éducation et aux droits reproductifs permet aux femmes de s’intégrer au marché du travail rémunéré, ce qui leur assure une stabilité et, dans certains cas, une indépendance financière. Plus important encore, l’accès à l’éducation et l’accès aux soins de santé reproductive ont été désignés comme deux facteurs essentiels à la réalisation de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Dans ce contexte, quels sont donc les enjeux auxquels sont confrontés les décideurs politiques? Les conclusions concertées de la CSW67 renferment une série de recommandations, mais elles soulignent essentiellement la nécessité pour les décideurs politiques de garder à l’esprit les personnes les plus vulnérables lorsqu’ils légifèrent. Cela nécessite d’élaborer des lois qui permettent aux femmes de prospérer et de s’épanouir dans leurs économies locales et nationales; des lois qui permettent une participation égale et qui reconnaissent équitablement la valeur de la participation des femmes.

Cet article a été rédigé pour le Forum de l’OCDE et y a été publié à l’origine.

Lutter contre l’écart de rémunération et la résistance à l’égalité entre les sexes2026-08-07T14:07:35-05:00

L’écart salarial entre les hommes et les femmes : Saison 2 de Équité salariale : Des règles de rémunération équitables! Expliquer l’inexpliqué, débute en avril 2023

Au Canada, il a fallu plus de 20 ans pour réduire de 8 % l’écart salarial entre les hommes et les femmes, 70 % de cet écart restant encore inexpliqué. Bien que l’Ontario dispose de la législation la plus avancée en matière d’équité salariale au niveau mondial depuis 30 ans, l’écart salarial entre les hommes et les femmes persiste et, d’après les données du recensement de 2016 à 2021, il s’est creusé alors que l’emploi et les gains économiques des femmes sont lents dans un marché du travail post-COVID-19.

Après le succès de la première saison de balados primés, Équité salariale : Des règles de rémunération équitables! la saison 2 sera lancée le 25 avril. Au cours de la prochaine saison, Équité salariale : Des règles de rémunération équitables!, le Bureau de l’équité salariale (BES) de l’Ontario convoque des experts de premier plan et des chercheurs renommés afin de découvrir les préjugés cachés qui contribuent aux écarts de rémunération inexpliqués.

« Les préjugés sexistes sont omniprésents dans notre société, déclare Kadie Ward, commissaire et directrice générale de l’administration du Bureau de l’équité salariale. Qu’il s’agisse de la répartition des tâches, de la responsabilité parentale ou du travail domestique non rémunéré, les attentes implicites en fonction du sexe sont omniprésentes et créent des inégalités sur le plan général et sur le marché du travail. »

Grâce à cette série, le Bureau de l’équité salariale de l’Ontario cherche à mettre en évidence la façon dont les données et la recherche peuvent alimenter des dialogues pertinents sur les écarts, les sexes et favoriser le changement.

« Chacun de nos invités a de l’expérience dans la recherche, l’analyse, la création et l’adaptation de politiques visant à lutter contre les stéréotypes sous-jacents, déclare Mme Ward. « Nous avons réuni ce groupe d’experts pour découvrir les facteurs invisibles derrière l’écart salarial entre les hommes et les femmes et, plus important encore, pour faire la lumière sur la manière de les affronter et de les éliminer. »

Rejoignez le Bureau de l’équité salariale pour élever le débat sur l’équité afin de faire du monde un endroit plus équitable où les femmes peuvent travailler, vivre et s’épanouir, et pour soutenir la réduction de l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes.

Regardez les épisodes de Équité salariale : Des règles de rémunération équitables! sur le site Web ou écoutez-les là où vous téléchargez vos balados.

Fait en bref :

    • Équité salariale : Des règles de rémunération équitables! est une série de vidéos et de balados en six parties couvrant des sujets liés à l’économie, à l’équité, aux femmes, au travail et à l’argent, tout en explorant l’écart salarial entre les hommes et les femmes.
    • En 2022, la série de balados a été récompensée par la Plume d’or, prix de distinction décerné par l’Association internationale des professionnels de la communication.
    • Équité salariale : Des règles de rémunération équitables! s’est classé parmi les 100 meilleurs balados dans la catégorie Carrières au Canada.
    • L’écart salarial entre les sexes est la différence entre les salaires gagnés par les hommes et les salaires gagnés par les femmes. Il existe différentes manières de mesurer l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes.
    • En Ontario, l’écart salarial entre les hommes et les femmes calculé sur la base des salaires horaires moyens est de 13 %. Cela signifie que pour chaque dollar gagné par un travailleur, une travailleuse gagne 87 cents. Calculé sur la base du salaire annuel moyen, l’écart salarial entre les hommes et les femmes est de 25 %, ou 75 cents par dollar. L’écart est encore plus grand pour les femmes autochtones, qui gagnent 61 cents par dollar, et pour les femmes racialisées, qui gagnent 62 cents.
    • À l’échelle mondiale, calculé sur la base des salaires horaires moyens, l’écart salarial entre les hommes et les femmes se maintient à 18,8 %, allant de 12,6 % dans les pays à faible revenu à 29 % dans les pays à revenu intermédiaire supérieur.

Également rapporté dans:

Yahoo Finance: The Gender Wage Gap: Explaining the Unexplained Season Two, Level the Paying Field, Launches April 2023 (yahoo.com)

Benzinga: The Gender Wage Gap: Explaining the Unexplained Season Two, Level the Paying Field, Launches April 2023 – Benzinga

Yahoo Finance: The Gender Wage Gap: Explaining the Unexplained Season Two, Level the Paying Field, Launches April 2023 (yahoo.com)

Newswire, FR: L’écart salarial entre les hommes et les femmes : Saison 2 de Équité salariale : Des règles de rémunération équitables! Expliquer l’inexpliqué, débute en avril 2023 (newswire.ca)

Newswire, EN: The Gender Wage Gap: Explaining the Unexplained Season Two, Level the Paying Field, Launches April 2023 (newswire.ca)

One News Page: PR Newswire | One News Page

View the Vibe: News Provided by Cision – View the VIBE Toronto

Bayariq: cision/en (bayariq.net)

TO Times: Canada News Feed provided by Cision – Toronto Times

Canadian Insider: The Gender Wage Gap: Explaining the Unexplained Season Two, Level the Paying Field, Launches April 2023 | Canadian Insider

The Canadian Business Journal: Municipal News, The Canadian Business Journal (cbj.ca)

The Canadian Business Journal: Associations and Unions News, The Canadian Business Journal (cbj.ca)

Toronto Grand Prix Tourist: Toronto Grand Prix Tourist – A Toronto Blog: News provided by Cision – A Toronto Blog

Touki Montreal: Nouvelles fournies par Cision – Touki Montréal (toukimontreal.com)

Passion MTL: Communiqués de presse fournis par Cision * Passion MTL

Canadian Family Net: Canadian Family News ⋆ Canadian Family .net

Fifty Five Plus: News – Fifty-Five Plus Magazine (fifty-five-plus.com)

West Island News: CISION | WestIslandNews (newswire.ca)

Tolerance, EN: Tolerance.ca

Tolerance, FR: Tolerance.ca

TO Times: Canadian News Feed by Cision – Otttimes.ca

Canada Reviews, Features and Deals: PR Newswire – Canada Reviews, Features, and Deals (canadian-reviews.ca)

Masthead: About Us : Masthead Online – Headline News, Careers and Reference for the Canadian Magazine Industry

Core Magazines: Core Culture News – Core Magazines

L’annonceur: L’annonceur | Fil de nouvelles CNW (lannonceur.ca)

Trip Cast 360: TripCast360 – Global Entertainment

Daily Guardian: PR Newswire – Daily Guardian Canada

Biz Reflections: News Updates – BizReflections

Canadian Trends: PR Newswire – Trends in Canada (CA) today (canadiantrends.ca)

La Quarantenaire: Fil d’actualités Cision – La Quarantenaire

Rivers of Living Water Mission: Rivers of Living Water Mission – PR Newswire (rolwms.org)

EPIC EN: Ontario’s Pay Equity Office Released the Second Season of its Award-winning Podcast Series

EPIC FR: Le Bureau de l’équit salariale de l’ontario a lancé la deuxième saison de sa série de balados primée équité salariale

L’écart salarial entre les hommes et les femmes : Saison 2 de Équité salariale : Des règles de rémunération équitables! Expliquer l’inexpliqué, débute en avril 20232024-08-26T13:25:54-05:00

Les métiers sont faits pour tout le monde! La commissaire Ward encourage les jeunes femmes à envisager une carrière dans les métiers lors de la Conférence à l’intention des jeunes femmes.

La commissaire Ward a donné le coup d’envoi de la 24e Conférence annuelle à l’intention des jeunes femmes avec Compétences Ontario et d’autres partenaires afin de stimuler la participation des jeunes femmes dans les métiers et les technologies. On estime que seul un apprenti sur dix est une femme et que la plupart des jeunes femmes rejettent les métiers comme voie de carrière en raison de la croyance traditionnelle selon laquelle les métiers sont pour les hommes. S’adressant à une salle comble au Centre des congrès de Toronto, la commissaire Ward a encouragé les élèves de la 6e à la 12e année à examiner l’éventail des possibilités qui s’offrent à eux et à elles, à choisir ce qui leur convient le mieux. Les métiers offrent des opportunités à long terme, des emplois sûrs et des carrières gratifiantes dans de nombreux secteurs d’activité.

Compétences Ontario et ses partenaires organisent des activités d’exploration des carrières pour les jeunes femmes dans tout l’Ontario. Ces événements réunissent l’éducation, l’expérience pratique et le mentorat, ce qui permet d’établir un lien avec les possibilités de carrière dans les métiers spécialisés et la technologie.  Les conférences à l’intention des jeunes femmes de Compétences Ontario sont les plus importantes conférences pour les jeunes femmes au Canada, attirant plus de 2 000 jeunes femmes de tout l’Ontario.

Les métiers sont faits pour tout le monde! La commissaire Ward encourage les jeunes femmes à envisager une carrière dans les métiers lors de la Conférence à l’intention des jeunes femmes.2023-06-19T20:53:23-05:00

Grâce à l’initiative de la République tchèque, la réduction de l’écart salarial entre les hommes et les femmes est devenue un thème de la CSW 2023 des Nations Unies

La République tchèque, la Commission européenne et le Costa Rica ont organisé un événement parallèle lors de la 67e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies afin de discuter de la transparence salariale dans le contexte de l’ère du numérique. Les participants ont rempli la salle au maximum pour assister à l’événement, intitulé « Nouvelles possibilités de réduire l’écart salarial entre les hommes et les femmes à l’ère du numérique : la directive de l’UE sur la transparence salariale, des exemples de législation nationale et d’autres bonnes pratiques à l’échelle mondiale », qui traitait des bonnes pratiques au niveau national (et autre).

L’événement parallèle a été ouvert par une présentation sur le succès de la présidence tchèque du Conseil européen. Vers la fin de l’année 2022, un consensus a été atteint par toutes les parties du trilogue sur la nouvelle législation relative à la transparence salariale « DIRECTIVE DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL visant à renforcer l’application du principe de l’égalité de rémunération pour un même travail ou un travail de même valeur entre les hommes et les femmes par la transparence salariale et des mécanismes de mise en œuvre ». La nouvelle législation européenne permettra aux femmes de faire respecter le principe « à travail égal, salaire égal » grâce à une série de mesures contraignantes sur la transparence salariale.

Une femme portant des lunettes est assise derrière un bureau avec un ordinateur portable, une bouteille d'eau, des papiers, un stylo et un microphone.Le plénum était également rempli de représentants d’initiatives très intéressantes visant à réduire l’écart salarial entre les hommes et les femmes à tous les niveaux dans de nombreux pays du monde. Parmi les remarques les plus intéressantes, on peut citer la présentation éclairante sur une bonne pratique ontarienne de Kadie Ward, commissaire et directrice générale de l’administration de la Commission de l’équité salariale de l’Ontario et collaboratrice de la Coalition internationale pour l’Égalité salariale de l’OIT. La valeur ajoutée spécifique de la pratique en question repose sur l’historique des dispositions de la loi en Ontario, son caractère à long terme qui permet d’analyser et de mesurer l’efficacité, et la richesse de l’expérience accumulée.

L’événement s’est conclu par une déclaration de consensus sur les nombreuses lois bien conçues qui ont été examinées. Bien qu’il soit extrêmement important d’avoir des dispositions juridiques fortes et solides, cela peut ne pas suffire à provoquer un véritable changement. Cela va de pair avec l’éducation, la sensibilisation et la compréhension des processus sociaux qui sont à l’origine du problème.

Un groupe de femmes est assis derrière une rangée de bureaux.
Un groupe de femmes souriantes se tient devant une fresque murale dans un bâtiment de bureaux.
Un groupe de femmes est assis derrière une rangée de tables, regardant une femme parmi elles qui semble être en train de parler.

MISE À JOUR 30 mars 2023

Avec 427 voix pour, 79 contre et 76 abstentions, la plénière du parlement a exprimé un soutien fort à l’adoption de la directive sur la transparence salariale, qui stipule que les grilles salariales utilisées pour comparer les niveaux de rémunération doivent être basées sur des critères non sexistes et inclure des systèmes d’évaluation et de classification des emplois non sexistes. Les avis de vacances des postes et les titres de postes doivent être neutres et les processus de recrutement doivent être menés de manière non discriminatoire.

Voici de plus amples informations, en cas d’intérêt : Écart salarial entre les hommes et les femmes : le parlement adopte de nouvelles règles sur les mesures contraignantes en matière de transparence salariale | Actualités | Parlement européen (europa.eu)

Grâce à l’initiative de la République tchèque, la réduction de l’écart salarial entre les hommes et les femmes est devenue un thème de la CSW 2023 des Nations Unies2025-08-28T08:48:56-05:00

L’écart de salaire et de pension entre les sexes : analyse canadienne sur les façons de le combler

Une nouvelle analyse publiée par le Bureau de l’équité salariale de l’Ontario indique que bien que l’écart salarial entre les sexes se soit résorbé au fil du temps, il n’en va pas de même pour l’écart de pension. Par écart de pension entre les sexes, on entend la différence de revenu à la retraite entre les hommes et les femmes. Il existe différentes façons de mesurer cet écart : pour le Canada, le Bureau de l’équité salariale le calcule à 18 % en 2020, tandis que l’Oganisation de coopération et de développement économiques (OCDE) le calcule à 21,8 % en 2021. Le Bureau de l’équité salariale a mesuré l’écart au moyen des données ventilées selon le sexe de Statistique Canada sur les sources canadiennes de revenus de retraite : la Sécurité de la vieillesse et le Supplément de revenu garanti (régimes de retraite publics); le Régime de pensions du Canada et le Régime de rentes du Québec (régimes de retraite contributifs obligatoires); et le revenu de retraite privé (contributions volontaires).[1]

Au Canada en 2020, le revenu de retraite des femmes était en moyenne 18 % moins élevé que celui des hommes. Il s’agit d’une hausse de 3 % par rapport à l’écart de 15 % observé en 1976, première année pour laquelle il existe des données. Bien que l’écart de pension entre les sexes ait fluctué au cours des dernières décennies, il n’a pas diminué. L’écart dans le revenu de retraite privé, qui était de 28 % en 2020, représente le fossé le plus important. Ainsi, pour chaque 1 CAD de revenu de retraite privé reçu par un homme âgé, une femme âgée reçoit 0,72 CAD.

On pourrait supposer que l’augmentation des salaires entraînerait la hausse du revenu de retraite des femmes, mais ça ne semble pas être le cas.

Malheureusement, l’écart de pension entre les sexes est un phénomène mondial persistant; l’écart moyen dans les 34 pays membres de l’OCDE était de 25,6 %. À l’échelle du Canada, il existe un écart de pension entre les sexes dans toutes les provinces. En 2020, l’Île-du-Prince-Édouard présentait l’écart le moins important à 13 %, tandis que l’Alberta affichait l’écart le plus important à 23 %. En utilisant une approche intersectionnelle, on remarque qu’il existe un écart de pension entre les sexes parmi toutes les minorités visibles du Canada. On relève l’écart le plus faible entre les Japonaises et les hommes blancs à 24 % et l’écart le plus important entre les femmes de l’Asie occidentale et les hommes blancs à 64 %.

Le Bureau de l’équité salariale de l’Ontario a noté que l’écart salarial entre les sexes a diminué au fil des ans, c’est-à-dire que le revenu des femmes a constamment augmenté dans le temps pour se rapprocher de celui des hommes, bien que ce fossé ne soit pas encore entièrement comblé. On pourrait supposer que l’augmentation des salaires entraînerait la hausse du revenu de retraite des femmes, mais ça ne semble pas être le cas.

En effet, l’écart salarial entre les sexes a diminué au Canada au fil des décennies et la participation des femmes à la vie active a augmenté. Au fur et à mesure que plus de femmes travaillent et gagnent un revenu, elles contribuent aussi financièrement à leur pension. Or, les femmes continuent de recevoir considérablement moins de revenus de retraite que leurs homologues masculins.

Bien que l’écart de pension entre les sexes soit un sujet qui n’a pas encore fait l’objet de suffisamment de recherches, il y a plusieurs hypothèses qui puissent expliquer pourquoi cet écart persiste. Puisque les paiements de pension dépendent grandement des contributions financières des travailleurs, les normes sexospécifiques profondément ancrées et les pratiques discriminatoires peuvent aider à expliquer ce manquement. Les femmes ont tendance à travailler moins d’années que les hommes au cours de leur carrière, car elles quittent le marché du travail (temporairement et de façon permanente) après avoir eu des enfants, elles sont plus aptes à travailler à temps partiel pour pouvoir concilier leurs responsabilités professionnelles et familiales et gagnent moins que les hommes en général (écart salarial entre les sexes). Nous savons, par exemple, que les femmes sont plus susceptibles de prendre des congés parentaux que les hommes. Certains employeurs ne contribuent pas au régime de pension de l’employée lorsqu’elle est en congé. Ainsi, les femmes ratent l’occasion de contribuer considérablement à leur régime de pension – surtout si elles sont en congé pendant une période prolongée – et pourraient ne pas être en mesure de racheter ces contributions. On peut donc considérer que l’écart de pension entre les sexes s’ajoute aux effets de l’écart salarial entre les sexes sur le bien-être économique des femmes à long terme.

Nous devons continuer à souligner la contribution des femmes partout dans le monde. Mais nous avons aussi besoin de salaires équitables, de meilleures protections sociales et du partage des responsabilités domestiques entre les hommes et les femmes.

Les effets de l’écart de pension entre les sexes ne doivent pas être négligés. Veillir dans la pauvreté est lié à l’insécurité alimentaire et de logement et à de piètres résultats sur la santé dans l’ensemble, notamment à des taux de mortalité plus élevés. Les Canadiennes âgées sont à plus haut risque de vivre dans la pauvreté. Le taux de prévalence des femmes de 75 ans et plus ayant un faible revenu est de 21 %, comparativement à 13,9 % des hommes du même groupe.

Nous devons continuer à souligner la contribution des femmes partout dans le monde. Mais nous avons aussi besoin de salaires équitables, de meilleures protections sociales et du partage des responsabilités domestiques entre les hommes et les femmes pour aborder les effets cumulatifs de l’écart salarial et la persistance de l’écart de pension.

[1] Les particuliers peuvent utiliser des investissements privés comme les actions, les obligations, les fonds négociés en bourse et la cryptomonnaie comme revenu supplémentaire à la retraite. Toutefois, ces produits financiers ne sont pas réservés à l’usage exclusif des personnes à la retraite. Pour cette raison, le Bureau de l’équité salariale a exclu les revenus d’investissement de l’analyse.
Cet article a été rédigé pour le Forum de l’OCDE et y a été publié à l’origine.
L’écart de salaire et de pension entre les sexes : analyse canadienne sur les façons de le combler2026-08-07T13:46:44-05:00

Le Bureau de l’équité salariale de l’Ontario lance une nouvelle ressource juridique

Le Bureau de l’équité salariale est heureux de proposer une nouvelle ressource aux spécialistes de la rémunération, aux syndicats, aux juristes et aux autres intervenants désireux de s’informer sur la législation relative à l’équité salariale en Ontario. 

Le Guide de référence à des cas sélectionnés est une version annotée de la Loi sur l’équité salariale, qui présente une sélection structurée de décisions pertinentes rendues par les tribunaux, accompagnées de l’article de la Loi applicable à chacune. 

Chaque décision est présentée sous la forme d’un court résumé du précédent de l’affaire assorti d’un lien au document source sur le site https://www.canlii.org/fr/. Les lecteurs peuvent rechercher les principales décisions en parcourant le document jusqu’à l’article de la Loi qui les intéresse ou en utilisant l’index des décisions à la fin du Guide.

« Nous avons le plaisir d’offrir cette nouvelle ressource précieuse pour aider les spécialistes de l’équité salariale à comprendre la Loi sur l’équité salariale et la jurisprudence pertinente », a déclaré Kadie Ward, commissaire et directrice générale de l’administration du BES. « Ce guide servira d’outil de référence efficace pour aider les employeurs à créer leur plan d’équité salariale conformément à la Loi. »

Ce guide est un document évolutif et sera mis à jour de temps à autre. Vos commentaires sur le guide sont les bienvenus. Veuillez les envoyer à AskPayEquity@ontario.ca. 

Visitez le site Web du Bureau de l’équité salariale pour plus d’informations, de ressources et d’outils. Suivez le Bureau de l’équité salariale sur LinkedIn et Twitter pour toutes les dernières nouvelles et ressources.

Le Bureau de l’équité salariale de l’Ontario lance une nouvelle ressource juridique2023-06-19T13:27:46-05:00
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